
Photo : http://www.metrodemontreal.com
J'ai un souvenir qui me reviens ces temps-ci, parmi les plus lointains qui montrent leurs couleurs dans ma tête.
Fanie était toute petite, elle avait tout au plus cinq ans. C'était une des premières fois où Fanie prenait le métro. Elle était avec sa gardienne, et s'en allait quelque part, comme au jardin botanique.
Voyager en métro rendait la petite Fanie nerveuse. Ce mélange de grondements et de tunnels sombres l'impressionnait beaucoup. De plus, elle n'avait aucune idée où ce train étrange la menait exactement. Il y avait autour d'elle trop d'inconnus qui lui faisaient un peu peur. Heureusement, elle était bien assise à côté d'une fenêtre et pouvait regarder le tunnel défiler au son du monsieur qui annonçait les stations. De toute façon, madame d'Amours était là pour veiller sur elle.
Dans cette ambiance un peu inusitée, Fanie s'amusait quand même à voir les stations de métro, toutes différentes, se succéder. Et puis on arriva à cette station. Malgré l'obscurité du métro, quelques rayons de soleil sont venus chatouiller son visage, et puis soudain, cet arc-en-ciel! Elle vit toutes ces belles couleurs se suivre sous ses yeux! MAUVE-ROUGE-ORANGE-JAUNE-VERT-BLEU-MAUVE! Comme une boîte à crayon géante! Comme un sac de bonbon qui danse! Comme la crinière multicolore d'une pouliche!
Puis le train repartit, et s'enfonça de nouveau dans la noirceur. Plus d'arc-en-ciel.
Après ce jour là, quand Fanie voyageait en métro, elle pensait toujours très fort à sa station arc-en-ciel. Allait-elle y passer de nouveau un jour?
Certes, Fanie est passé par là plusieurs fois dans sa vie. Et à partir de cet été, c'est à la station arc-en-ciel que Fanie déscendra pour arriver au nouvel appart' qu'elle partage avec son amoureux. Aussitôt sortie, quelque pas et elle sera chez elle... près de 20 ans après avoir vécu ce petit instant de bonheur ludique.

Le titre le dit, ça sent le printemps dans ma vie! Je sais que j'ai tardé à revenir écrire sur mon blogue. C'est que mes ennuis de santé qui ont commencé au Maroc ont décidé de regagner mon corps à la puissance 10 il y a une semaine. J'étais assez "à terre" mais depuis une ou deux journées, ça va un peu mieux. J'ai été passer des tests à l'hôpital et on a même craint pendant un moment que ce soit une hépatite. Mais non, finalement.
Notre voyage au Maroc a eu l'effet escompté sur ma vision de la vie (et de moi même). Dans l'avion, Guillaume et moi avons porté un toast au début de ma vie d'adulte. Mes préoccupations actuelles sont de trouver un nouveau chez nous pour le mois de juillet et un emploi chouette pour démarrer ma carrière.
Pour la carrière, je ne vise clairement pas une job d'urbanisme à tout prix. Il y a déjà longtemps que je sais ce que je veux où pas dans la vie. M'obstiner en équipe autour de plans d'aménagement n'en fait pas partie. En autant que mes acquis et mes talents me servent à quelque chose, je serai heureuse, j'ai déjà ma petite idée de ma carrière de rêve, je tiens mon fil.
Pour ce qui est du logement. Nous avons été en visiter deux hier. Nous avons eu le coup de foudre pour les deux. Nous avons par contre très peur de nous faire couper l'herbe sous le pied... ils sont très convoités! J'ai brièvement essayé de ne pas me faire d'attentes, mais malheureusement, ma tête a déjà commencé à peinturer et à faire rentrer les meubles. Toujours pleine d'attentes, cette sacré tête!
Sommes toutes, notre expérience au Maroc nous a marqué positivement. Nous avons tellement vu de choses en un mois! Nous avons tellement ressenti toute une gamme d'émotions. C'est plus facile de comprendre qui on est vraiment quand on a pris une petite douche froide culturelle! Je resterai marquée à jamais par les paysages que j'ai vu, par la culture que j'ai vécu et par les bêêêêêêêêê! incessants des moutons.
Bonjour tout le monde!
Eh oui, après en avoir été obsedé pendant 6 mois et y avoir passé un mois assez intense, le Maroc s'apprête à devenir pour nous un souvenir. Ces derniers jours, nous avons découvert Fès (la fameuse), un peu de Meknès et la cité romaine volubilis, Chefchaouen et Tétouan d'ou une petite course en taxi nous a mené à la côte méditéranéenne ce matin. Nous repartons demain midi vers Casablanca ou nous prendrons l'avion dimanche.
Le dernier parcours a malheureusement été pour moi un peu douloureux. En effet, j'ai bouffé dans quelque chose une bactérie qui a foutu le bordel dans mes intestins. J'ai visité Chefchaouen en me tenant le ventre à deux mains et en chialant, en plus, j'avais des colliques qui me forçaient à me plier en deux de douleur de temps en temps. Heureusement, depuis hier soir, je vais beaucoup mieux. Si c'est seulement ça de maladie en un mois de voyage, ce n'est pas si pire!
Donc oui, nous avons effectivement visité Fès et son immense médina. Fès est une ville d'artisans et cela se sent. Partout ou l'on pose les yeux il y a quelquechose de travaillé, de sculpté, de teint... Nous demeurions dans une jolie maison d'hôte dont la propriétaire, Lalla Fatima, est absolument adorable. Nous y avons bien sur très bien mangé et nous recommanderions l'adresse à n'importe qui.
La médina est effectivement plutôt immense, mais bon, étant donné quelques contraintes de temps nous sommes beaucoup resté sur les axes principaux, qui toutefois ne manquent pas d'activité, d'odeurs, de marchands et surtout de monde. Après un bon moment de recherches nous sommes parvenus par hasard à une coopérative de cuir et de tissage. Nous sommes d'abord monté sur la terrasse pour observer les tanneries. Celles-ci sont moins étendues que nous l'imaginions mais le spectacle en vaut le détour et l'odeur est plutôt... inoubliable. Une chance qu'on nous offre un bouquet de menthe à se mettre sous le nez.
Après un peu de magasinage, nous sommes passé à la coopérative de tissus. Les tissus qu'on y fabrique sont d'une beauté époustouflante. Si j'avais pu, le les aurais tous achetés et j'en aurais tapissé tout l'appartement.
La journée suivante, nous sommes partis en taxi avec de sympathiques touristes français rencontrés chez Fatima. Nous sommes allé voir les ruines de la cité romaines de Volubilis. C'était evidamment très impressionnant. Il reste là-bas, en plus de la structure des bâtiments, de belles mosaîques en excellente condition. Dommage que j'ait beaucoup perdu de mes cours d'histoire du secondaire... du moins, cette visite aura sans doute révéillé ma curiosité envers l'empire romain.
Nous nous sommes ensuite dirigé à Meknès pour le lunch (que je suspecte de m'avoir rendu malade). C'était la grande fête à Meknès ce jour là, pour la naissance d'un prophète, il y avait du monde par-tout et des manèges! Notre taxi cheminait à pas de tortue dans la foule. Un jeune homme a même tenté de me toucher la chevelure blonde à travers la fênêtre ouverte du taxi. Wô tit-gars! C'est MON corps! N'empêche que je l'ai trouvé plus drôle que d'autre choses.
A notre retour à Fès, c'était l'enfer, TOUTES les rues étaient bloquées pour le passage du roi. Après un moment à tourner en rond, nous décidiâmes de sortir du taxi pour aller rejoindre la foule qui surveillait le passage du grand homme. Nous avons alors fait quelques pas rapides sur le boulevard Hassan II, mais nous étions trop tard. La circulation a repris et le taxi insistait pour qu'on regagne l'auberge. Le boulevard en question est magnifique, avec ses fontaines, ses palmiers et ses drapeaux Marocains qui volent au vent. Le terre-plein est pratiquement aménagé en promenade.
Nous avons quand même pu aller nous faire prendre en photo devant le palais royal, d'ou le roi sortait tout juste! Vraiment, Fès est une très belle ville, noble et gracieuse, comme la belle Ikram qui y a grandi :)
Nous avons quitté Fès pour Chefchaouen tôt le matin (j'ai complètement perdu la notion des jours). Et là encore, autre contraste. Les traces du protectorat français laissent place sur la route à une influence espagnole assez marquée. Cela se ressent dans la langue, la culture et l'architecture. La petite ville est nichée dans les montagnes du Rif et possède une très jolie médina toute peinte de bleu. Nous l'avons prèsque parcouru en entier parce que nous nous y sommes perdu. Malgré mon ventre très douloureux j'ai quand même beaucoup apprécié. C'est une ville ou l'on croise beaucoup de jeunes touristes en sac à dos.
Nous avons quand même décidé de repartir le lendemain pour Tétouan. Après une heure de voyage dans un bus de la CTM sans ventilation ou tous les passagers vomissaient (je vous épargne les détails, mais quand je vous dit que le Maroc possède son lot de petits et moyens désagréments, je ne niaise pas) nous avons atteint cette charmante ville au cachet très Andalou (disons ispano-arabe. Ce matin, nous sommes allé dire bonjour à cette grande dame qu'on appelle la Méditerranée. La plage était déserte comme on s'y attendait, et le temps était maussade mais on y a toutefois remassé quelques coquillages. Je ne m'attendais pas à quelque chose d'extraordinaire mais je tenais mordicus à aller la voir, puisque nous étions si proches. En après midi, nous avons fait la visite d'un petit musée d'archéologie très intéressant.
C'est pas mal là que s'achève notre récit de voyage "in situ". Mais comme il y a tant de choses dont je n'ai pu vous parler, je compte bien continuer à venir écrire à ce sujet ici un peu après notre retour. De toute façon, je demeure une bloggeuse à mes heures, rien ne vous empêche à revenir me lire!
J'espère que vous avez apprécié ce vol sur mes ailes et je souhaite vous revoir pour un prochain voyage de fanie-dans-le-bois-vert.
BYE BYE MAROC!

Bonjour chers amis!
Non, nous n'avons pas regagné le Québec plus tôt que prévu!
Il y a maintenant 3 semaines que nous cheminons en terre marocaine, et nous venons de saisir le véritable sens de ce qu'on dit sur le Maroc. C'est en effet une terre de contraste et oh combien intense. Il y a à peine trois jours, nous étions sous le soleil chaud et sec de l'Erg Chebbi. Eh bien 4h de route plus tard et nous étions rendus dans un froid humide, ce genre de froid qui nous entre dans les os. Il a plu pendant 2 jours sans arrêt, ce qui a eu pour effet de générer beaucoup, beaucoup de bouette! Nous n'en avions pas vu autant depuis notre séjour à Woodstock en Beauce. à cause du mauvais temps, notre séjour dans la petite ville de Boumia s'est plutôt résumé à être assis dans le salon de nos hôtes à regarder des émissions américaines sous-titrées en arabe et Al-Jazeera. Nous avons malgré tout bien apprécié notre séjour, notre hôte était une dame divorcée qui habite avec son fils de 18 ans. On a mangé sans arrêt et c'était très bon.
Malgré le caractère sédentaire de ces deux journées, nous y avons vécu l'expérience la plus dépaysante de notre voyage. Et j'ai nommé le passage au Hammam. Je n'entrerai pas dans les détails mais disons que nous en sommes ressortis frais et bien exfolié. Commes les hommes ne vont pas au même hammam que les femmes, Guillaume est parti avec notre guide et moi avec notre hôte. Là bas, une dame à frotté tout mon corps avec un gant de crin, emportant avec elle une surprenante couche de peau morte. Sur place je me sentais très étrangère. ça m'a fait réaliser à quel point les activités les plus banales et quotidiennes pour une culture peuvent être dépaysantes et insécurisante pour un étranger. En sortant, notre hôte qui m'accompagnait m'a mis un voile -un vrai de vrai- sur la tête pour ne pas que je prenne froid. J'ai traversé le village comme ça. Nous avons croisé des amis de la dame qui ont eu l'air de trouver ça vraiment, mais vraiment cute et qui voulaient m'inviter à manger... -encore!- La soirée avant de quitter Boumia, notre hôte m'a fait plein de hennés sur les mains et les pieds. Le matin de notre départ, elle a semblé très triste.
Nous sommes maintenant seuls et sans guides depuis avant hier. Nous avons adoré notre expédition à travers le Maroc avec Mohamed et Smaïl, mais nous avions hâte de faire face à notre destin, comme des grands! Nous avons passé les 2 dernières nuits à Azrou, d'ou on a pu aller jeter un coup d'oeil aux forêts de cèdres peuplées de petits macaques. Notre visite a été brève car c'était très bouetteux et humide. Hier a cependant été une journée magnifique. Nous avons passé un bon moment au sommet d'une petite montagne surplombant la ville, à prendre du soleil seuls sur les rochers. Nous n'étions pas vraiment seuls, en fait, puisque nous y avons vu tout plein de petits lézards se faisant chauffer au soleil. Les petits ont fasciné Guillaume qui les a trouvé très cool.

Hélas, le Maroc n'est pas que Royaume du Bonheur, je n'en parle pas beaucoup ici mais les petites et moyennes frustrations sont fréquentes. Ce matin, le transport entre Azrou et Fès a été une véritable épreuve de combattants. Les 2 villes sont pourtants a 80km à peine l'une de l'autre et ce, sur la même route. C'est qu'en fait, c'est aujourdhui un jour férié et tous les bus vers Fès étaient complets et passaient tout droit. Mais bien sûr, pour comprendre ce qui se passait, j'ai du peter un plomb en bonne et due forme, on nous avait dit la veille que des départs se faisaient aux heures, voir aux demies-heures, et nous avons moisi là pendant un bon moment, comme des décorations avant qu'on nous assure que nous pourrions prendre celui de midi. Bref, après de nombreux soupirs nous sommes parvenus à Fès ou les rues labirinthiques mêlés aux rabatteurs achalants à l'entrée de la médina semblent être un contexte rêvé pour les chicanes de couple.
Bref, nous avons enfin trouvé notre auberge et les quelques pas que nous avons fait dans la vieille ville jusqu'au cybercafé furent plaisants. On vous en redonnera des nouvelles! Nous y sommes encore pour 3 dodos.
Bien l'bonjour! Après un dernier post un peu précipité, il fallait bien que je revienne vite vous donner quelques nouvelles de nous. Comme toujours nous allons bien, malgré notre overdose de toilettes turques pas toujours très propres.
Nous sommes maintenant à Merzouga, au pied des imposantes dunes de sables qui sont un des icônes du tourisme au Maroc. Avant d'arriver en ce village, nous nous attendions à y trouver une sorte de disneyland du désert rempli à craquer de touristes et de 4x4. Nous avons en fait été très surpris par la tranquilité des lieux, appart 2-3 touristes sur des dromadaires et un jeep, l'endroit est plutôt désert. A un tel point que nous avons eu du mal à trouver un dépanneur ouvert pour s'acheter de l'eau. Crise économique, peut-être? Ou encore saison creuse? Le propriétaire de notre gîte semble pencher pour la seconde réponse.
Nous sommes bien entendu allé faire un tour dans cette mer de sable aux lourdes vagues dorées. Et comme c'est magnifique mes amis! Nous avons préféré troquer le dromadaire pour nos pieds, et tant mieux, en fait nous avons pu grimper l'une des plus hautes dunes de l'Erg. Il ne faut jamais sousestimer comment il est exigeant d'escalader une dune. Chaque pas que l'on fait glisse dans le sable, ce qui fait que nous avançons à pas de tortue, avec 2 kilos de sable dans les souliers, et le vent qui nous en charrie dans les yeux et même dans la bouche, c'est encore plus ardu. A certains moments, nous nous demandions sincèrement si nous allions atteindre le sommet. Mais bien entendu, orgueil oblige, nous y sommes parvenus et la vue en valait l'escalade.
Le plus amusant a été de redescendre. Guillaume se laissait porter sur ses deux jambes comme s'il marchait sur la lune, tandis que moi, j'ai pratiqué la descente sur mon fidèle derrière, jusqu'en bas. C'était vraiment plaisant, mais j'ai du me contanter de savourer le moment à fond, parce que nous n'allions certainement pas nous retaper une heure de remontée et par le fait même risquer la crise cardiaque, si jeune.
J'aimerais, ici, aujourd'hui, vous annoncer que je suis tombée en amour. Il fallait s'y attendre. Des minous, on en a déjà vu des centaines en deux semaines, mais les chats les plus adorables de tout le Maroc résident à notre auberge. Ils sont en tout six, mais il y en a trois en particulier qui sont cutes à en mourir. Ils sont toujours ensembles, collés l'un à l'autre à monter la garde de leur forteresse. Ils sont tout affectueux (un en particulier, mon ami que j'ai surnommé "Grosses-Gosses") Et ils deviennent de redoutables tigres quand ils sentent l'odeur d'un repas. 
Nous quittons les lieux demain vers Boumia, notre expédition s'achève d'ici peu avec notre guide et notre cuisinier, d'ailleurs, nous souhaitons à ce dernier de réaliser son rêve et de trouver une précieuse météorite dans le désert Marocain :) Car nous avons bien vu sa détermination à dénicher la "perle" rare.
Dans quelques jours, nous seront non loin de Fès à nous promener dans les fôrets de cèdre...
Alors on vous dit à bientôt, et faites attention à vous parce qu'on s'ennuie!
Bonjour bonjour!
Nous espérons qu'il ne fait pas trop froid chez nous? Il faut dire que nous n'avons pas à vous écoeurer, là ou nous sommes depuis quelques jours, il fait plutôt frais. Là ou le bat blesse, c'est que le chauffage est ici inexistant. Mais bon, l'aventure vaut bien le temps un peu frisquet. Nous avons en effet traversé du côté du désert depuis quelques jours et nous nous y sommes plû très vite!
Après deux semaines en sol marocain, nous commençons à saisir le rhytme de la vie dans le royaume. Nous préférons nettement la campagne à la ville, à vrai dire, Marrakech nous a un peu déçu. C'est un véritable piège à touriste. Dommage car elle ne manque pas de potentiel... Nous y sommes resté moins longtemps que prévu.
Nous avons vu de très belles choses et d'autres inusitées, nous avons fait plusieurs heures de bus pour aller voir les cascades d'Ouzoud. C'était bien beau et nous avons été fasciné par les petits macaques que nous avons rencontré sur place. Eh oui, des macaques, des vrais!
Nous avons finalement traversé le col du Tizi n'Tichka et laissez moi vous dire que nous étions très contants d'avoir des gravol sous la main. 2200 mètres d'altitude sur des routes hyper sinueuses, ça te mets le coeur au défi! C'était très impressionnant, bien sur!
Rendus dans le Maroc désertique, nous avons fait un arrêt pour visiter la fameuse Casbah Aït-Benhaddou, un monument ayant apparu dans plusieurs films. Le plus drôle, c'est qu'il y a encore des gens qui y habitent, alors quant tu t'y promène, un faux détour et tu te ramasse chez quelqu'un. Je pleins ces résidents qui voient passer tout ces touristes indiscrets chez eux.
Nous avons ensuite marché pendant 3 jours dans la vallée des Roses. Celles ci ne sont pas en fleurs avant mai mais les amandiers prennent très bien la relève.
Malheureusement, j'aurais des dixaines d'autres choses à vous raconter et des photos à vous montrer, mais il parraît que notre autobus va partir plus tôt que prévu. Je suis donc contrainte à lâcher l'ordi MAINTENANT.
Je tiens quand même à mentionner que j'ai passé un très sympathique 24e anniversaire berbère! J'ai dansé au son des tam-tams et j'ai mangé un des meilleurs couscous de ma vie. miam miam miam! Mais je me suis quand même beaucoup ennuyé de vous.
Nous partons pour Errachidia aujourdhui et nous irons possiblement magasiner au souk. Nous atteinderons bientôt les fameuses dunes de l'Erg Chebbi.
à très bientôt!
Bonjour chers amis! Nous voila donc arrivés à Marrakech depuis ce matin. Nous avons vécu ces derniers jours très près de nos multiples hôtes berbères. Nous vivons comme des nomades de gites en gites accompagnés de notre sympathique guide Mohamed et d'Ismaïl, notre très bon cuisinier. Nous avons quitté Essaouira jeudi vers le petit village de Tafadna quelques dixaines de kilomètres plus au sud sur la côte. De là, nous avons marché le long de la côte Atlantique pendant 2 journées. Guillaume a fait une bonne partie de la 1e journée de trek à dos de dromadaire alors que moi, je n'ai pas toffé plus de 5 minutes sur l'animal, c'est qu'un dromadaire, c'est vraiment très haut et plutôt ballottant.
Nous avons donc longé la côte qui est absolument magnifique, le gîte de notre première nuit se situait près d'une plage de rêve, ou l'on trouve plein de dunes de sable super fin. Là bas, nous avons enfin pu marcher nus pieds. 
Le lendemain nous nous sommes rafraichis à une petite rivière se jetant dans l'océan. C'était un très beau moment où nous nous disions qu'il y a bien des amis que nous aurions aimé avoir emmené avec nous dans notre sac à dos... pour nous consoler on s'est amusé à jouer dans le sable et à faire des petites rigoles pour faire passer l'eau. Les vacances, quoi! J'oubliais de mentionner à quel point les fleurs sauvages sont de toute beauté ici, elles sont multicolores et il y en a partout, même sur les roches.
Nous mangeons très bien ici, nous avons eu la chance de goûter aux produits dérivés de l'argan dont Ikram (amie montréalaise d'origine marocaine, bonjour Ikram!) m'avait tant parlé. Nous avons même visité une coopérative féminine où on en produit. C'est définitivement délicieux. Nous sommes aussi surpris de voir à quel point le pain est consommé en grande quantité, à tout les goûters, un panier rempli de pain plat accompagne le thé. Nos petits estomacs québécois ne sont pas habitués à tant de pain.
Nous avons aussi rencontré des gens très gentils ces derniers jours. Nos hôtes sont très attentionnés et il nous a fait plaisir de sortir notre dictionnaire d'arabe marocain pour les nuls à fin de leur dire quelques mots. Nous avons aussi disputé une petite partie de foot, nous, l'équipe québécoise, contre l'équipe berbère, composée de notre guide et de Youssef, un adorable petit bonhomme d'environ 4 ans avec de l'énergie à revendre. Les berbères ont gagné au foot, nous les attendons au hockey, maintenant :)
Nous passerons probablement moins de temps que prévu à Marrakech, parce que nous devons traverser le col du Tizi n'Tichka, à plus de 2200 mètres d'altitude dans l'Atlas, et que si celui-ci est enneigé, nous devrons nous tapper un détour de fou dont nous nous passerions bien. A date, ils nous est encore difficile de nous prononcer sur Marrakech car nous n'avons pas vu grand chose, nous en verrons plus ce soir. A date, chose certaine, le soleil TAPE et c'est poussiéreux.
Demain, s'il fait beau, nous allons faire un tour du côté des cascades d'Ouzoud, à 2h30 de route d'ici. Ensuite, Inch Allah, nous mettons le cap sur Ouarzazate et la vallée des roses.
Le prochain post tardera peut-être un peu, nous ne savons pas quand nous pourront avoir accès à un ordinateur.
Au revoir et à bientôt!